Je suis arrivée au Zénith aux alentours de 19h, et il y avait déjà un monde fou, je n'ai jamais vu un Zénith aussi pein - sauf lorsque la WWE est passée par ici avec Smack Down et ECW il y a deux ans. Bref, malgré tout, nous avons pu nous glisser au milieu de la fosse.
A 20h, le concert commence avec le groupe norvégien Combichrist, qu'on pourrait qualifier d'electro-indus.
Je dois bien avouer que je n'ai pas vraiment accroché aux titres de Combichrist... Il y a seulement quelques chansons (deux ou trois, pas plus) qui ont réussi à me faire bouger.
Après 30 minutes de show de la part de Combichrist, les lumières se sont à nouveau allumées. Un gradn drap blanc cachait la scène, cependant, on pouvait entendre les essais guitare/batterie/basse.
C'est seulement à 21h que les lumières s'éteignirent à nouveau. Et là... Des coups de marteau résonnèrent dans la salle, puis de la lumière traversant ce drap/mur. Paul Landers et Richard Z. Kruspe apparurent sur scène. Puis vint le tour de Till Lindemann, qui rentra sur scène après avoir "coupé" ce mur. C'est alors que commença la chanson "Rammlied", où Till avait cette classe naturelle que nous lui connaissons tous. S'en suit alors "B*******" ("Bückstabü") et "Waidmanns Heil". Cette chanson est très importante pour moi, car c'est mon plus gros coup de coeur du dernier album "Liebe ist für alle Da". Vous pourrez remarquer que ce début de concert était exclusivement "nouvel album".
Le concert continua avec "Keine Lust", extrait de l'album "Reise, Reise". La salle était déjà bien chaude, c'est alors que des milliers de personnes se mirent à chanter en choeur : "Ich hab' keine Lust !" Vous pouvez me croire, c'est impressionnant. Le groupe continua avec "Weisses Fleisch". A la fin de la chanson, le cri de ralliement de tous les fans de Rammstein... Des alarmes à incendies. Vous qui êtes fans de Rammstein, vous savez parfaitement ce qui va suivre... Pour les autres, il s'agit de la chanson "Feuer Frei!". Cette chanson que j'attendais depuis le début ! Et je n'ai absolument pas été déçue, avec ces magnifiques lance-flammes ♥
Vint le moment de la chanson "Wiener Blut". Vous ne savez peut-être pas la signification de cette chanson, mais elle parle de l'affaire Fritzl, ce père ayant séquestré et violé sa fille pendant 24 ans. L'ambiance est assez étrange au départ. Till se retrouve seul sur scène avec une simple lampre. Puis les lumières s'éteignent. La musique enchaîna après quelques secondes de calme. C'est après que des poupées aux yeux laser descendirent du plafond du Zénith. Puis les premiers accords de "Frühling in Paris" retentirent, cet hymne que toute la salle a repris en choeur lors du "Non, je ne regrette rien". Le groupe enchaîna à nouveau avec un morceau de Liebe ist für alle Da : le second single "Ich tu dir Weh". Les étincelles jaillirent, puis à la fin du morceau, Till s'éleva sur un élévateur et deversa des étincelles sur le pauvre Flake Lorenz... Qui a disparu juste après...
Il nous est revenu quelques instants plus tard, tout de paillettes vêtu. C'est là que commença sa "course". En effet, il se mit à jouer du clavier en marchant sur un tapis roulant... Eh bien bon courage !
C'est alors que commença "Liebe ist für alle Da", où les écrans affichèrent ce titre lorsque Till scanda ces mots... Un moment vraiment magnifique. S'en suivit un "Benzin" accompagné d'une pompe à essence, puis d'un "Links 2, 3, 4" commencé par Christoph "Doom" Schneider nous insitant à frapper des mains; puis reprit par 10.000 personnes, et accompagné d'une fosse survoltée !
C'est alors que les notes de synthé du mythique "Du Hast" retentirent... Et pour avoir vu et entendu beaucoup de live de cette chanson, je n'ai jamais entendu autant de monde crier "NEIN !" et chanter les paroles. Till n'a presque pas pu placer un mot, tant le public a donné de la voix. C'est alors que le premier single du dernier album arriva... "Pussy" fut vraiment extraordinaire ! Encore un fois, le public a donné de la voix. Et c'est cette chanson que Till a choisi pour nous arroser de mousse avec un énorme canon.
Le groupe sortit de scène durant quelques secondes après que Till nous ait dit : "Merci beaucoup Strasbourg.", alors que des cris pour les faire revenir sur scène commencèrent à fuser de la salle.
Commença alors le célèbre "Sonne", mettant je suppose tout le monde d'accord sur la puissance de cette chanson, avec son légendaire décompte. Le groupe enchaîna avec "Haifisch" - Je ne sais pas vous, mais je qualifie cette chanson d'hommage à Depeche Mode - où notre cher Flake prit la mer dans la fosse survoltée. Arriva enfin le tant attendu "Ich Will", où Till nous offrit son headbanging du marteau-pilon. Le groupe partit une seconde fois.
Cette fois-ci ils revinrent avec le titre "Seeman", puis vint le final... Une magnifique version de cette excellente chanson "Engel", où Till fut heureux de nous montrer ses jolies ailes mécaniques qui crachent du feu et qui ont des petites explosions. Des confettis aux couleurs de l'Allemagne tombèrent dans la fosse... Et cette fois-ci le groupe quitta définitivement la scène, après 1h45 de show intensif.
Ce fut un concert magnifique, mon premier Rammstein... Et je dois avouer que je ne suis absolument pas déçue, encore mieux que Volkerball...
Les seuls points négatifs : Un petit problème de son au début du concert, et une petite gourde au niveau de la guitare, mais je ne sais plus de la part de qui... J'ai trouvé aussi dommage qu'Oliver "Ollie" Riedel n'ait pas été plus sur l'avant de la scène, je l'ai à peine vu...
Malgré tout ce fut un concert éprouvant ! 1h45 dans cette fosse pleine à craquer, avec une chaleur monstre... Je n'ai jamais vu autant de monde à une buvette après un concert !
Ein Weg, Ein Ziel
Ein Motiv
RAMMSTEIN !
Eine Richtung, Ein Gefühl
Aus Fleisch und Blut ein Kollektiv
† R+ FOREVER †
Picture : Rammstein - Live Strasbourg - © Lalsace.fr

